Syrie. Malgré tout, la résistance...

 
Il reste encore environ 300 conseils locaux dans les régions libérées, tandis qu’il en existait plus de 700 au début de l’année 2013

Les discussions de « Genève IV » sur l’avenir de la Syrie se sont achevées en fin de semaine passée avec peu d’avancées concrètes, pendant que sur le terrain les affrontements continuent...

Ces « négociations de paix » sous l’égide de l’ONU ont mis face-à-face le régime et différents acteurs de l’opposition : le Haut Comité des négociations (HCN), principale délégation de l’opposition, et des opposants proches de la Russie, le « Groupe du Caire » et le « Groupe de Moscou ». Une fois réaffirmées les divergences de fond, les discussions se sont conclues le 3 mars avec l’acceptation d’un « agenda clair » incluant quatre points : la lutte contre le terrorisme, la gouvernance – thème flou pour évoquer une transition politique –, la Constitution et les élections. L’ONU prévoit un nouveau rendez-vous en mars.


Parallèlement, mardi 28 février, la Russie et la Chine ont mis à l’ONU leur veto à des sanctions contre le régime Assad pour l’utilisation d’armes chimiques. C’est la septième fois que Poutine utilise son veto pour protéger le régime de Bachar el-Assad, rejoint par la Chine pour bloquer six de ces sept résolutions. La nouvelle proposition de sanctions suivait une enquête conjointe menée par les Nations unies et l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC), qui avait conclu en octobre que le régime syrien avait mené au moins trois attaques avec des armes chimiques en 2014 et 2015. Les enquêteurs ont déterminé que les djihadistes du groupe État islamique (EI) avaient eux aussi utilisé du gaz moutarde en 2015. Cliquer ici

 Chaque jour apporte son lot de révélations nouvelles sur la tragédie que vit le peuple syrien et sur les atrocités criminelles dont « l’Etat de barbarie » de Assad, pour reprendre la juste expression de Michel Seurat, se rend toujours plus coupable, avec la complicité de ses soutiens russes et iraniens. La semaine dernière, un rapport de Human Rights Watch sur l’utilisation d’armes chimiques lors de l’offensive sur Alep venait s’ajouter à celui de Médecins sans frontières sur les attaques délibérées contre les hôpitaux. Cliquer ici
 
 Prétendre que le régime syrien est un rempart contre l'intégrisme est une fumisterie quand on sait que c'est le Hezbollah et consorts qui contrôlent la situation sur le terrain du côté du régime.
 
  
  
   



  

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NPA 34, NPA