F.O.34. Une UD bien dans la ligne


Avant...

... après
Négociations à froid, ou mobilisation ?


La ligne confédérale de Force Ouvrière concernant la Loi Travail a récemment connu un brusque revirement: alors que ce projet de loi qu'elle qu'elle refusait en bloc l'an dernier connaît un durcissement indéniable, elle accepte maintenant de participer à une concertation précipitée qui ne peut aboutir qu'à des aménagements mineurs. Et elle n'appelle toujours pas à la mobilisation pour le 12 septembre.
Tout ça parce que "...contrairement à la première loi travail, nous pouvons négocier avec le gouvernement et faire modifier des choses en participant à cette concertation".
Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'au sein de F.O., cette ligne ne fait pas l'unanimité. De nombreuses Unions Départementales participent d'ores et déjà à des intersyndicales avec la CGT et Solidaires: le Finistère, l'Ille-et-Vilaine, la Vendée, la Gironde, la Corrèze, la Seine-Saint-Denis, l’Essonne, le Puy-de-le Dôme, le Tarn... De même que les fédérations professionnelles du transport et de la logistique, des services et de l’équipement,
Mais pas l'Union Départementale de l'Hérault. "Des camarades veulent en découdre tout de suite, mais le conseil d’administration de l’UD de l’Hérault a décidé de soutenir la concertation" déclare son secrétaire général, Gilbert Fouilhe.
À vouloir jouer le même jeu que la CFDT, la direction confédérale et ceux qui la soutiennent savent très bien que pour de minables calculs d'appareil ils prennent le risque d'affaiblir la nécessaire mobilisation qui passe nécessairement par la réussite de la journée du 12 septembre.
D'autant que pour pouvoir "négocier", il faut être prêt à lâcher du lest... Ce que s'apprête à faire Mailly, qu'il s'agisse du plafond imposé aux juges prud’homaux pour les indemnités en cas de licenciement abusif, ou de la possibilité de priver les salarié-es des petites entreprises de la protection d'un représentant syndical lors de négociations (voir Mailly prêt à des négociations sans syndicat dans les PME de moins de 50 salariés).