Catalunya. Pour le droit d'autodétermination, pour le référendum de dimanche...


... contre le retour du (mal) refoulé franquiste de la démocratie  bricolée sous la menace de l'armée en 1978 !

Le point ce 30 septembre (18h45) : Le gouvernement de Madrid a obtenu la paralysie des systèmes électroniques de communication de la Generalitat (Autonomie catalane). Rajoy et ses comparses crient victoire et affirment que de fait le référendum est annulé. Les organisateurs estiment eux que c'est l'activité générale de la région qui va s'en ressentir, pas l'organisation des votes et leur comptage. C'est à voir mais je pense que les choses vont se compliquer énormément. L'inconnue : ce que sera demain la mobilisation sur le terrain et ce qui se passera si le constat est fait par les gens descendus dans la rue que le référendum est empêché... Une autre inconnue majeure : l'attitude que la police catalane (Mossos de Esquadra) va adopter. Placée sous contrôle de la police de l'Etat espagnol, elle dit qu'elle obéira mais les consignes données sont de ne pas recourir à la violence face aux manifestants. A mon avis il faut avoir en tête 1/ que cette police catalane a une désormais assez longue histoire de répression, souvent violente, des mouvements sociaux mais que 2/ elle est déstabilisée dans son noyau idéologique de fidélité à l'autorité de l'Autonomie catalaniste. Je n'ai guère d'espoir qu'elle vienne en aide au mouvement national en cours mais nous sommes dans une situation où bien des choses inattendues peuvent arriver. On verra bien. Dans l'immédiat elle procède à la fermeture de tout ce qui ressemble à des collèges électoraux sans rien faire dans le cas où ils sont déjà occupés par des partisans du référendum (surtout des écoles).

Par ailleurs, des manifestations en faveur du référendum de Catalogne et en solidarité avec les Catalan-es ont eu lieu un peu partout dans l'Etat espagnol : des milliers à Bilbao, 1000 à Saint-Jacques de Compostelle, etc. Mais 5000 (10 000 selon la police !) partisan-es de l'extrême droite au centre de Madrid; certain-es chantent, bras tendu, le Cara al sol, l'hymne de la Falange fasciste qui a été au hit parade de la dictature pendant 40 ans. Ils/elles, beaucoup d'ados, étaient là pour défendre l'unité de l'Espagne !  

A noter l'arrivée dans ce rassemblement de l'ancienne ministre de l'Education et de la Culture, ancienne présidente de la Communauté autonome de Madrid, ancienne porte-parole du PP à la mairie de Madrid, Esperanza Aguirre ! Moins nombreux étaient les rassemblements fachos à Barcelone, Logroño, Santander, Murcie ou Tolède. Tension à Vitoria (Pays Basque) où la trentaine de fachos s'est retrouvée ciblée par la centaine de partisans du référendum catalan.

Dernière minute (29 09 à 19h) : des tracteurs sont en mouvement vers les villes (Barcelone, Tarragone..) pour apporter l'appui des paysans au référendum. Ils sont déjà dans Barcelone. Par ailleurs un sondage indique que 2 Catalans sur 3 iront voter dimanche. La participation devrait se situer entre 63 et 65%. Le 17 septembre ils étaient 53% à annoncer qu'ils voteraient. Les indécis sont passés de 16% à 9%. Ils sont seulement 18% à approuver l'action du gouvernement contre plus de 74% qui trouvent autoritaire cette action. 70% imputent à Rajoy la responsabilité directe de ce qui se passe.
Un sondeo de GAPS prevé una participación del 63%
Los tractores entran en Barcelona para defender el referéndum: "Votaremos"

A lire aussi : Catalogne : des électeurs occupent des bureaux de vote pour garantir le référendum

 Urne, grande et libre (1er octobre)

 Détournement du slogan de la dictature franquiste : Espagne, une, grande et libre !

  
Des pompiers, des tracteurs et des comités de quartiers, voilà comment s'organise le mouvement en faveur de la souveraineté de la Catalogne à travers le référendum du 1er octobre.

Extrait

Alors que les pompiers ou les secteurs paysans disposent d’effectifs à fort impact direct pour protéger les espaces électoraux, la grande mobilisation en faveur du 1er octobre est en train de gagner aussi le commun des gens. Cela fait plusieurs jours que les Comités de Défense du Référendum, appelés à se mobiliser par des partis indépendantistes comme la CUP [Comités d'Unité Populaire, anticapitalistes indépendantistes ayant représentation au Parlement catalan et parmi les plus actifs en faveur du référendum] et des associations comme ANC et Òmnium, ont commencé à tenir des assemblées dans les quartiers catalans. Cliquer ici

Infos. Ce jour, ont lieu, en Catalogne, des manifestations d'étudiants et de lycéens, en grève, parfois avec occupation des établissements, qui sont rejointes par des pompiers. Bilan : gros succès de la grève dans les établissements universitaires et les lycées et pour les manifestations. Le grand quotidien El País, opposé au référendum, le reconnaît lui-même, ce sont les plus grandes manifestations de ce type depuis des années (80 000 manifestant-es selon les organisateurs, 16 000 pour la police). Vidéo et texte en espagnol en cliquant ici

   Correspondance du NPA 66 (Pyrénées Orientales)

A Perpignan hier soir, réunion-débat, appelée conjointement par la CUP Perpinya et le NPA 66, avec un député de Podem/Anticapitalistes au parlement catalan et un ex-député de la CUP, membre de sa direction. 120 participants (selon les notre comptage...) dans une salle trop petite.

Ambiance très militante, mobilisatrice... Conscience ici que les événements en cours en Catalogne Sud dépasse largement même l'Etat espagnol. 

Lecture en introduction de la déclaration (en français et en catalan) rédigée initialement par la CUP et nous et signée depuis par plusieurs autres orgas du département : CGT, CNT, EELV, ERC, JERC, JC (pas PC !), MRAP, Solidaires.

(La déclaration en question est sur notre site Internet : http://www.npa66.org/militer/article/soutien-au-referendum-en-catalogne

Un certain nombre de camarades du NPA étaient venus de Toulouse et de Narbonne. 

Le jour du référendum, dimanche prochain, est évidemment très important. Et très incertain. Plusieurs camarades iront donner un coup de main - très modeste - pour empêcher que les policiers n'empêchent le vote.

A propos des socialistes (PSOE) qui, malgré leurs acrobaties hypocrites sur la nécessité de retrouver les voies du dialogue, soutiennent l'escalade répressive du gouvernement de Rajoy


Il est écrit littéralement "Se mettre de profil devant le 155" qui, en bon français doit se comprendre "Faire profil bas (ou se mettre aux abonnés absents) devant l'utilisation de l'article 155 de la Constitution espagnole qui autorise le gouvernement à suspendre les institutions locales qu'il estime ne pas respecter ladite constitution !

Sur le site national du NPA



 Déclaration de la IVe Internationale




 La position de deux anticapitalistes de Catalunya sur la place d'une grève générale dans la riposte à l'agression du gouvernement de Madrid (texte en espagnol)

Si on nous empêche de voter, que faisons-nous ?


Deux affiches de nos camarades de Anticapitalistes (Catalunya)

Contre leur répression, notre riposte :
grève générale et processus constituant

 Désobéissons au régime, construisons la République,
le 1er octobre, votons "oui" 

Des appels à la grève générale

Texte en espagnol (Cliquer ici
Précision : cet appel à la grève générale, en commun avec la CUP, n'émane pas de Podemos, en tant que tel, mais de notre camarade député anticapitaliste catalan de Podem Catalunya, Joan Giner. Par ailleurs trois organisations syndicales catalanes, Intersindical Alternativa de Catalunya (fortement implantée dans l'administration catalane, sa fédération USTEC est majoritaire dans l'enseignement public), CSC (Coordinadora Obrera Sindical, indépendantiste) et la CGT (de tendance libertaire), ont déposé des préavis de grève reconductible pour le 3 octobre. L'appel fait référence à la défense des droits sociaux, spécialement au droit du travail, et proteste contre les atteintes aux libertés et  contre les actuels déploiements policiers en Catalogne. Les deux principaux syndicats Commissions Ouvrières et l'UGT n'ont pas lancé d'appel en ce sens.

Le débat à la gauche du PSOE  (socialistes)


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 Le juge : Sont interdites toute apologie, toute publicité, toute mention favorables au référendum catalan, qui est un coup d'Etat comme celui de Franco !

La vice-présidente (en charge des questions territoriales) du gouvernement de Madrid  : Mais attention, ne soyons pas antidémocrates ! Toute apologie, toute publicité ou toute mention du coup d'Etat de Franco ont la voie libre !